Bateau Pneumatique: Essai-Avis

Les Bateaux: Marvel - Master ©®™

Occasions
   
 
TEMPEST 1000 CC
   

Lancé à l'automne dernier en version "open", le Tempest 1000 CC est depuis peu décliné en version croisière, dite 1000 WA. Cette dernière, qui dispose d'une belle cabine double  avec kitchenette et cabinet de toilette indépendant élargit l'horizon, au prix toutefois d'une prise de poids non négligeable (900 kg). Cela se traduira logiquement par des performances moins ébouriffantes que le 1000 CC de cet essai, mais on ne peut pas tout avoir ! Cette version vise plutôt les balades au soleil avec un cockpit "quatre zones" (pont avant, cabine, pilotage, carré arrière) qui peut accueillir jusqu'à huit passagers sans que l'on s'y sente à l'étroit. À cet égard, on distribue tout de suite un bon point au carré arrière circulaire, particulièrement accueillant, où l'on peut se tenir à huit autour de la table ronde amovible, suffisante pour un apéritif ou un pique-nique mais trop petite pour des repas avec assiettes. Dommage que le constructeur n'ait pas songé ici à utiliser comme table (plus grande) l'allonge qui permet de transformer ce même carré en bain de soleil… Bien aussi les dossiers inclinés formant chaises longues et l'accès à la plate-forme de bain, commandé par un portillon de sécurité. En revanche, les deux V8 ne laissent qu'une surface minimale à cette plate-forme. 
La partie centrale du pont est, elle aussi, bien exploitée : le poste de pilotage est protégé par  la console extra-large, sous laquelle la cabine, avec deux hublots dont un ouvrant, abrite un lit pour siestes à l'ombre, un réfrigérateur et un WC marin. 
fiche technique

fiche technique
Dissimulée sous le volumineux leaning-post, une mini-cuisine (en option) avec réchaud, évier et planche à découper, vient compléter cet équipement de confort très complet. Petit inconvénient : pour utiliser la cuisine, il faut basculer l'assise de pilotage vers l'avant, ce qui barre l'accès à la cabine et au passavant tribord. On met ici le doigt sur un des rares points faibles de ce modèle, la circulation sur le pont, un peu compliquée, il faut l’avouer. Cette critique s'applique notamment aux passavants, étroits et surélevés (heureusement on peut se tenir aux mains courantes encadrant la console). L'avant, programme méditerranéen oblige, fait le choix d'un sundeck surélevé, en apparence très vaste, mais en fait limité par le balcon qui l'encadre. La sécurité y gagne, mais le confort du farniente en pâtit, puisque l'on ne peut pas utiliser les flotteurs comme repose-tête. En revanche, l'installation du mouillage reçoit notre totale approbation : guindeau électrique (en standard) sous capot de protection, ancre sur delphinière avec chemin de chaîne et davier basculant à double rouleau. Plus simple et plus pratique que les systèmes à écubier traversant l'étrave. Voilà pour le tour du propriétaire.
Au plan technique, la réalisation illustre le savoir-faire du chantier, conjuguant robustesse structurelle et finition soignée, avec quelques notes de teck massif. Notre exemplaire d'essai bénéficiait en outre du pont en Flexiteek, un synthétique imitant le teck à s'y méprendre, et aussi facile à entretenir que le polyester.
 
2 / 6
|Annuaire-Nautique|Avesnois:bateau|Hard-Link|Infos France|Positionnement|