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Peu sensible au réglage de trim en première approche, en particulier aux vitesses moyennes hautes (4 500-5 000 tr/min), le Silverline gagne tout de même plus de 3 nœuds au régime maxi, en trimant généreusement. Il n’y a qu’en quête de la V-Max que la carène amorce un léger roulis, obligeant à quelques corrections de barre et à une gestion fine des gaz. Ce qui prouve que, malgré une assiette qui reste étonnamment neutre, la carène s’aère quand même. C’est là, peut-être, un effet positif du bracket qui permet d’allonger fictivement la carène en reportant les centres de poussée loin au-delà du tableau arrière. De prime abord, le style de pilotage type commando, avec assiette très horizontale, ne donne pas dans la dentelle… On fonce droit dans la mer, ça passe en puissance avec une étrave efficace dans la vague, et une sensation de rigidité exemplaire de la coque. Au régime maxi (6 000 tr/min), le 900 XL flirte avec les 50 nds, attestant d’un bon choix d’hélices (des 21 pouces). Par mer de face (± 1 m de creux) la carène se montre très "passante" à 4 500-5 000 tours, avec de légers décollages de crête à crête, sans souci d'équilibre. Contrairement au 900 "court" essayé l’an dernier (voir Pneu Mag n°67) avec deux Verado 250, la direction hydraulique (non assistée) se révèle un peu dure, notamment en sortie de virages serrés. En virages, justement, on note une bonne accroche en courbes longues rapides comme en rayon court, avec une gîte assez marquée. En résumé, cette version rallongée avec chaise semble offrir plus d’agrément de pilotage, avec une carène qui défléchit mieux les embruns, se montre globalement plus stable et aussi plus douce en virage serré grâce à un léger survirage (glissade de l’arrière). En revanche, que ce soit au déjaugeage ou en vitesse de pointe, la chaise supposée apporter un léger gain en accélération et en vitesse maxi nous laisse circonspects. Rappelons que nous avions atteint 54,8 nds avec la version sans chaise, équipée des Verado 250 et du même T-top. Soit la chaise n’apporte rien, soit les Honda (avec 50 ch de moins il est vrai) sont loin du niveau de performance des Mercury… Côté consommation, nous n’avons pu que vous donner des estimations, mais là encore, la chaise est supposée procurer un avantage (carène plus déjaugée = moins de résistance, et meilleure motricité des hélices car travaillant dans un flux d’eau plus dense).
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CONCLUSION
Capable de débouler à plus de 50 nds sur mer calme (gros clapot lors de nos mesures) voir 55 nds sans le T-top, le 900 XL est une "bête" à dévorer les milles. Sa robustesse et la puissance de sa carène permettent d’envisager de longs raids dans la mer formée, en préservant le confort des passagers. Parallèlement à ce caractère marin affirmé, il est aussi capable de satisfaire un équipage désireux de passer du bon temps au mouillage, la version XL apportant encore plus d’espace à la poupe (solarium, soute). Reste la silhouette, très (trop ?) rustique… |
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