Forte d’une réputation bien établie dans l’océan Pacifique et en Amérique du nord (plus marginalement en Europe), la marque kiwi Grand débarque en France via l’importateur italo-français Nautic Store. À l’instar de tous les marins néo-zélandais, Grand considère d’abord la mer avec respect, ce qui implique de construire des bateaux solides et marins, et ceci quelle qu'en soit la taille. À ce propos, le catalogue propose 23 modèles de 2,40 m à 6,50 m (pneus "purs" et semi-rigides). Le chantier met l’accent sur deux points fondamentaux : le design des carènes et la robustesse, avec une construction intégralement réalisée à la main et des contrôles-qualité stricts qui répondent, entre autres, aux normes de construction CE et à la norme ISO/FDIS-6185, avec certification Véritas. Autre atout spécifique, tous les modèles sont disponibles avec flotteur CR/CSM Orca (Pennel-Flipo) ou PVC (Mirasol/Valmex), ce dernier étant nettement moins cher (3 800 € de moins pour le 550). À l’examen, le Silver Line 550 Grand Luxe de notre essai confirme la qualité revendiquée par le chantier. Pour le côté pneu, ici en CR/CSM, la réalisation est sans bavures, au propre comme au figuré : assemblages nets ne laissant apparaître aucune trace de colle, compartimentage du tube indécelable, double liston de protection, dix poignées de maintien en sangle et bande décorative gris foncé. Ce tube est à cinq compartiments, avec valve de surpression pour la sécurité (une idée à conseiller à toutes les marques). La version de notre essai bénéficie en outre d’options de style de finition : flotteur gris clair (au lieu du gris standard) et poupes de flotteur allongées en polyester accroissant la longueur de flottaison et la stabilité longitudinale (le flotteur standard, à cônes arrière souples, présente néanmoins la même longueur de flottaison grâce au dessin "surbaissé" des cônes).
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Pour ce qui est de la coque "dure", le travail est également de bonne facture. Le fond de coque est fortement structuré et le pont à deux gros longerons latéraux vient renforcer la rigidité d’un ensemble qui respecte la tradition de robustesse des bateaux néo-zélandais. Cette bonne impression se retrouve au niveau de la finition (gel-coat sans traces de démoulage, antidérapant efficace) et de l’équipement, intelligemment distribué à l’image des balcons avant, des taquets d’amarrage bien placés, ou du remplissage d’essence au tableau arrière pour éviter le risque de débordement dans le cockpit. Seule critique, le roll-bar standard, fixe, peut empêcher le stationnement en garage (version rabattable en option). Deux niveaux de finition sont disponibles : standard ou Grand Luxe (notre essai), le second étant à retenir d’office. Il comprend en effet l’installation électrique complète (avec feux et corne de brume), le compas de route, le tableau de bord (avec contrôle de consommation) et le balcon avant déjà mentionné. Suivant l’habitude anglo-saxonne, on trouve en option des équipements que les Européens fournissent souvent en standard : échelle de bain, table de cockpit, allonge et coussins de bain de soleil. Ce dernier, en deux parties fixées par des supports boulonnés, est vaste mais pas simple à mettre en place (démontable plutôt que convertible, on l’installe, ou non, selon le programme). Deux points forts du cockpit sont en revanche à souligner : les six à sept places assises (c’est plutôt rare sur un 5,50 m) et la circulation, pratique.
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