| Pour un budget tout de même nettement plus abordable que le grand Lomac 1000, ce 850 dédié sans ambiguïté à la balade en groupe, offre presque les mêmes possibilités pour les sorties avec famille et amis. Dans un esprit très méditerranéen, son grand cockpit peut en effet accueillir facilement une dizaine de passagers, huit étant l'idéal, douze un peu trop pour le confort collectif. Quant à utiliser la capacité maximale autorisée (16 personnes), mieux vaut ne pas y penser (sur ce point presque tous les semi-rigides sont logés à la même enseigne), sinon pour de très brefs trajets. Côté look, il faut reconnaître que Lomac a beaucoup progressé sur ses nouvelles générations, avec un design moderne mais sans effets de manches, qui donne toujours la priorité au côté fonctionnel. À cet égard, l'agencement du cockpit mérite des éloges sur la plupart des points fondamentaux : nombreuses places assises en navigation (10 à 12 sans se serrer), circulation pratique, poste de pilotage bien conçu, rangements assez volumineux. Il se distingue notamment par la modularité des deux cockpits (avant-arrière), offrant selon les circonstances 10-12 places assises (en navigation), de larges bains de soleil (séquences farniente dans les criques), ou deux coins repas totalisant 10 à 11 places (6 à l'arrière, 4-5 à l'avant). Cette configuration est particulièrement pratique pour les sorties avec enfants, ceux-ci ayant leur indépendance au moment des pique-niques. Le design du cockpit arrière est particulièrement ingénieux : d'une part la banquette de pilotage bascule vers l'avant pour l'agrandir (ce qui, en contrepartie, gêne quelque peu l'accès à la console), d'autre part la coursive vers la plate-forme de bain, de plain-pied, reste dégagée même quand le bain de soleil ou la table sont installés. |
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| De plus, l'ouverture d'accès à cette plate-forme est sécurisée en navigation par un portillon. Et pour le confort, l'intérieur de la console, éclairé et aéré par deux hublots, est assez spacieux pour recevoir un WC optionnel (chimique ou marin), très demandé sur des semi-rigides de ce standing. Côté fabrication, on est devant un ensemble de bonne facture. La partie "dure" présente un gel-coat sans défaut, et les détails signalent le soin apporté à la conception et à l'équipement : loquets de coffre encastrés dans des réservations du moule, grands équipets (garnis de skaï matelassé) intégrés dans le franc-bord arrière, pratiques pour caler les effets personnels, feux de navigation sur l'arceau arrière de série, logement pour cuisine optionnelle, etc. On regrette toutefois que le constructeur se contente, pour maintenir les capots de coffres, de blocages "à ressort" moins pratiques et moins sûrs que des vérins. Côté accastillage et équipement, le garde-fou en inox enveloppant le cockpit avant témoigne à lui seul de la qualité de cette unité, mais on note aussi les quatre robustes anneaux de grutage ou le davier avec guide-chaîne inox jusqu'au guindeau pour protéger le polyester, ou encore l'échelle de bain en standard. Bref on n'a pas à recourir à une longue liste d'options, comme c'est parfois le cas. Quant au flotteur, coupé "à l'italienne" (fin à la proue et de diamètre croissant vers la poupe), il est soigneusement réalisé en CR/CSM Orca de 1 670 décitex, et protégé extérieurement par un double liston qui englobe les extrémités arrière. |
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